LES ŒUVRES Gravures

C’est suite à une commande des moines de l’abbaye d’Hautecombe
en Savoie que Michel Timoleonthos s’essaiera, avec une réussite totale,
à la gravure sur bois, pour illustrer le missel édité par l’abbaye.
Entre 1951 et 1962, il réalise de nombreuses gravures et excelle dans cet art, sur bois, sur lino et sur ivoirine. Laissant libre cours à sa créativité, il explore ces multiples possibilités techniques et choisit le lino, longtemps considéré comme « le bois du pauvre », pour la réalisation, en 1952, d’une série de douze gravures intitulées « Chansons de gestes » (qu’il reprendra par la suite sur ivoirine). D’autres artistes l’ont utilisé à la même époque, pour ses qualités de plasticité, notamment Picasso qui exécuta sa première linogravure en 1954.
C’est également cette technique qu’il utilisera pour la création des illustrations du roman « L’Année dernière à Marienbad » en 1961.

Particulièrement doué, Timoléonthos maniait gouge et burin avec une étonnante dextérité, sur bois, lino ou ivoirine.
La gravure fut pour cet artiste assoiffé de nouvelles expériences un formidable mode d’expression artistique.

Il choisit le lino, longtemps considéré comme « le bois du pauvre »,
pour la réalisation, en 1952, de la série des « Chansons de gestes »

Pour la commande du Missel « des dimanches et fêtes » des moines bénédictins d’Hautecombe (chez Labergerie à Paris), Michel Timoléonthos choisira le Buis (bois particulièrement dur) pour réaliser des gravures remarquables de finesse et de modernité, à mille lieues du naturalisme qui sévissait alors dans l’imagerie pieuse…

en 1960, lors de l’exposition à la galerie d’art et traditions chrétiennes, il présentera les « Litanies de la Sainte Vierge », série de gravures sur bois particulièrement remarquables.

Le critique d’art d’ »Informations catholiques internationales » se révèle particulièrement impressionné : « Bien que la couleur de ses peintures ait de l’éclat, l’artiste nous apparaît plus graveur que peintre. Ses Vierges gravées en noir et blanc nous attirent plus encore que ses peintures. Et peut-être son œuvre la plus accomplie est-elle cette Vierge à l’Enfant, exécutée en pyrogravure ».

 

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