LES ŒUVRES Pastel, aquarelle, dessins et collages

Mélangeant les genres, maniant les techniques avec brio,
il réalisa collages, dessins aux traits, puis pastels et aquarelles.

Avec des moyens simples,
Timoléonthos exprime la sensibilité
et la poésie qui l’habitent.
Pureté hiératique des formes,
graphisme surprenant, éclat des couleurs…
Les esquisses sont enlevées d’un seul jet,
les dessins rehaussés d’aquarelle
fixent les traits, les lignes d’encre soulignent la beauté
et la souffrance des visages…

Les expositions de 1965 au Provençal, autour des oiseaux et des arbres,
en témoignent : « Un arbre reste un arbre, mais il devient sous son pinceau un coin d’Arles gorgé de soleil, ou encore le bord du canal, alors que
les ombres portées paresseusement se fondent avec les troncs noueux
« sculptés » à l’aquarelle suivant une technique bien personnelle du peintre. Parfois l’artiste abandonne la couleur et colle sur la feuille de papier ou des morceaux d’écorce qui s’ajustent comme par magie aux silhouettes dessinées au pinceau » écrit Jean Ayme. Il laisse derrière lui un nombre impressionnant d’études, de croquis et de dessins pour des fresques, des vitraux, des toiles… jamais réalisés faute de moyens.

Insatiable, curieux, ouvert à toutes les formes d’art, Timoléonthos
explore les champs des possibles pour s’exprimer sur tous les supports qui lui tombent sous la main… Car la « lutte pour la croûte », incessante et épuisante, muselle sa création. « Rien n’est plus dur pour moi à supporter que cette difficulté de ne pouvoir travailler librement sans contraintes matérielles » dit-il en 1951. Il fabriquait lui-même ses couleurs, utilisait les supports les plus modestes lorsqu’il ne pouvait plus s’acheter même les toiles de jute.

 

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Il laisse derrière lui un nombre impressionnant d’études, de croquis et de dessins pour des fresques, des vitraux, des toiles…
jamais réalisés faute de moyens.

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