OUVRAGES ILLUSTRATIONS

… son trait exceptionnel, sobre et puissamment évocateur, nʼont pas échappé aux spécialistes et amateurs de livres dʼart.

Quʼil illustre un missel, un ouvrage sur Pascal ou un roman iconoclaste, Michel Timoléonthos allie la qualité du trait et la puissance des couleurs à lʼintelligente interprétation des textes. Avec une même inspiration jaillissante, que le sujet soit profane ou sacré.

Les qualités de graveur de Timoléonthos, son trait exceptionnel, sobre et puissamment évocateur, nʼont pas échappé aux spécialistes et amateurs de livres dʼart. Ainsi, le critique dʼart et co-fondateur de la Biennale de Paris : Raymond Coignat, proposa-t-il à Michel dʼillustrer « L’Année dernière à Marienbad ».

On comprend aisément que le peintre rebelle ait apprécié lʼauteur Robbe-Grillet qui bousculait lui aussi les conventions du roman traditionnel…
Le « ciné-roman », paru aux éditions de Minuit en 1961, était issu du scénario quʼil conçut avec le réalisateur Alain Resnais, la même année (Lion dʼor à la Mostra de Venise).

Pour cette édition grand luxe, Timoléonthos manie le burin en gravure directe. La technique est difficile mais il fait preuve de dons exceptionnels.

« La qualité du trait nʼa dʼégale que lʼintelligente interprétation du texte littéraire, toujours avec la même aisance dans lʼinspiration jaillissante », peut-on lire dans les colonnes du Provençal en 1965, à lʼoccasion de lʼexposition quʼil présenta la même année.

Cette même puissance évocatrice frappait déjà lʼœil et lʼesprit avec les compositions évangéliques dans le « Missel des dimanches et fêtes », illustré en 1955 ; et la sobriété profonde des illustrations du livre « Pascal en prière », textes réunis et présentés par Anne dʼEugny.